Face au coup de théùtre dâhier, Nicolas de Tavernost, Ă la tĂȘte de LFP MĂ©dia et donc de Ligue 1+, critique ouvertement le choix de la FIFA, qui quant Ă elle affirme avoir jouĂ© dans les rĂšgles.Â
â40 ans que jâachĂšte des droits sportifs, je nâai jamais vu çaâ. Au micro de RTL ce matin, Nicolas de Tavernost ne cache pas son agacement, alors que la FIFA a choisi hier beIN Sports pour diffuser lâintĂ©gralitĂ© des matchs de la Coupe du monde de football 2026, malgrĂ© un accord trouvĂ© avec la plateforme Ligue 1+ au prĂ©alable.Â
Au point que plusieurs informations ont relayĂ© une potentielle dĂ©mission de Nicolas de Tavernost, celui-ci a dâabord cependant rĂ©pondu Ă RMC Sport quâil nâavait pour lâinstant pas prĂ©sentĂ© sa dĂ©mission, mais quâil ne pouvait rester Ă son poste âdans ces conditions-lĂ â, demandant âune rĂ©forme de la gouvernance du foot français. Il me faut le soutien des prĂ©sidents des clubs de Ligue 1 et de Ligue 2. Et celui du Paris SG, le premier club dâEurope aujourdâhui, et de ses dirigeants.â Dans lâaprĂšs-midi, il a finalement annoncĂ© ce 13 fĂ©vrier son dĂ©part lors du conseil dâadministration, il quittera son poste quand un successeur sera trouvĂ©.
Lâimbroglio autour des droits du Mondial
Selon lui, la LFP disposait bien dâun accord formel avec la FIFA. « Nous avions un accord de la FIFA, il faut ĂȘtre trĂšs clair. Un contrat signĂ© par nous, acceptĂ© par la FIFA, qui le soumettait simplement Ă son board, ce qui est toujours une formalitĂ© », insiste Nicolas de Tavernost, balayant lâidĂ©e dâune simple discussion prĂ©liminaire.
Le prĂ©sident de LFP Media rappelle Ă©galement que lâinitiative ne venait pas de la Ligue, mais directement de lâinstance internationale. « Ce nâest pas nous qui sommes allĂ©s chercher ces droits. Câest la FIFA qui nous a interrogĂ©s », explique-t-il. Face Ă cette proposition, la rĂ©ponse de la LFP Ă©tait Ă©vidente : « Nous, on a dit Ă©videmment oui, parce que pour notre public, ça nous intĂ©resse ». Un accord financier autour de 17 millions dâeuros aurait alors Ă©tĂ© trouvĂ© entre les deux parties, avec 17 clubs ayant acceptĂ©, Ă lâexception du PSG.
Câest dans ce contexte que beIN Sports est intervenu, en formulant une offre supĂ©rieure, finalement retenue par la FIFA. Une issue que Nicolas de Tavernost juge profondĂ©ment injuste. « BeIN nâĂ©tait pas venue sur les droits de la Coupe du monde. Câest la FIFA qui nous a interrogĂ©s. Nous nous sommes mis dâaccord avec la FIFA et, au dernier moment, sans explication, on nous a dit que ce nâĂ©tait pas nous », dĂ©plore-t-il.
Pour le dirigeant, la mĂ©thode pose un sĂ©rieux problĂšme de fond. « Ce nâest pas une procĂ©dure normale, ça nâest jamais arrivĂ© dans lâhistoire », martĂšle-t-il. InterrogĂ© sur la possibilitĂ© dâun recours de la LFP, son directeur gĂ©nĂ©ral affirme quâun conseil doit se rĂ©unir cet aprĂšs midi pour dĂ©cider des suites de cette affaire.
La FIFA réfute les accusations
Une situation dâautant plus tendue alors que la FIFA affirme avoir retenu âlâoffre la plus avantageuseâ, rĂ©futant tout conflit dâintĂ©rĂȘt, auprĂšs de lâĂquipe. âbeIN Sports est un partenaire historique sur plusieurs territoires et la FIFA entretient une relation de longue date avec cette chaĂźne. beIN Sports est un partenaire et distributeur de confiance, et cette dĂ©cision a Ă©tĂ© prise sur le plan purement commercial, lâoffre la plus avantageuse ayant Ă©tĂ© retenue, tant financiĂšrement que pour la diffusion de plusieurs tournois FIFA.â, affirme-t-elle.
Plus que cela, lâinstance a directement rĂ©futĂ© les dĂ©clarations de Nicolas de Tavernost, en indiquant quâelle nâa âjamais signĂ© dâaccord avec la Ligue 1+ et cela nâa jamais Ă©tĂ© annoncĂ©. Tout ce bruit mĂ©diatique en France nous laisse perplexes, car il sâagissait dâune procĂ©dure standard dâacquisition de droits mĂ©dias qui sâest dĂ©roulĂ©e avec succĂšsâ.